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Kazhnuz
Kazhnuz
Artist | Hobbyist | Literature
France


Country : France
Spoken language : French and English.

Age : 23

Passion : Writing, Drawing, Designing, Music, creating universes, creating minigames, hugs
Fandom : Sonic, Pokemon, Bravely Default, Pheonix Wright, Fire Emblem , Creepypasta, Furry, Doctor Who

Desktop environnement : GNOME Shell

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Activity


Lorsque Först Skelfing était arrivé dans le monde glacial de Lok, c’était en conquérant. En guerrier invincible. Ce lion était apparu un jour, sans raison et de nulle part : il ne venait pas de ce monde. Il était arrivé, avait affronté avec sa petite armée celles des grands rois de la région, et les avait vaincus. Les pouvoirs extraordinaires de cette armée lui permettait de modeler la magie même, de faire gronder la terre et de se fondre dans le sol pour attaquer encore plus vite ses ennemis. Ces soldats ne semblaient craindre ni la faim, ni la fatigue.

Il ne fallut que quelques mois au conquérant pour soumettre entièrement les terres de Lok. Il avait alors déclaré :

— Cette terre n’est ni mienne ni vôtre, elle est celle ou repose ce qu’il y a de plus sacré dans tous les univers. Nous ne vous chasserons pas mais nous gouverneront, afin de la protéger des souillures.

Les anciens rois le reconnurent comme suzerain, sans doute dans l’espoir de pouvoir partager une partie des savoirs et des pouvoirs du nouveau roi. Mais hélas, ce que gardait le clan Skelfing resta un secret bien gardé au sein de la famille. On disait que même dans la famille, seuls les futurs rois savaient l’origine des pouvoirs extraordinaires des Skelfing. Pendant des siècles, le clan royal gouverna, écrasant les rébellions.

La fin d’un monde

Rétribution karmique



1. Les descendants de Först



Le clan Skelfing était un ensemble de familles composé de plusieurs centaines de lions. Ils étaient tous descendants des premiers conquérant de Lok, de ceux qui avaient prit le pouvoir afin de consacré la gloire du coeur des mondes. S’ils n’étaient pas tous directement lié par le sang, la légende disait « s’il est un Skelfing, il devra être aussi important que ton frère ». Toutes ces familles formaient la noblesse du monde de Lok, et vivaient en grande partie dans le château de la famille royale.

Le château ressemblait plus à une vieille forteresse qu’aux demeures seigneuriales habituelles de Lok. Tout ne semblait avoir qu’un rôle utilitaire, et le confort était presque inexistant. Le froid dans les couloirs était glacial. Les lions anthropomorphiques marchaient dans les couloirs, chacun à leurs affaires, tous revêtus d’une grande tunique aux accents dorés, vêtements typiques du clan Skelfing. Dans ces couloirs, un jeune lion de tout juste douze ans courait, espérant échapper à son entraînement de l’après-midi. Sa longue chevelure rousse lui arrivait à la taille, et son pelage était d’un jaune paille.

— Non, je ne le ferais pas ! protestait-il.

Katos était le jeune prince royal, désigné par une prophétie. « Avec le retour du soleil naîtra un enfant, né de deux soldats du clan. Ni cris, ni pleurs accompagneront sa naissance. » Et il deviendra le roi qui redonnera gloire aux siens. Katos correspondait à cette prophétie. Il fut donc retiré de ses parents, et confié au roi, pour devenir le futur roi. Cependant, le petit lion avait développé un caractère totalement opposé à celui d’un guerrier, et il détestait se battre et la compétition. De plus, il n’était ni courageux, ni prompt à l’effort. Sa grande sœur adoptive, la lionne noire Vekyna essayait alors tant bien que de mal de l’entraîner.

— Tu vas revenir ici, sale petit… commençait-elle, à la poursuite du prince récalcitrant.

Vekyna aurait du être reine. Première née d’Hetjul Skelfing, elle avait toutes les qualités requises à la royauté. Malheureusement, la prophétie avait fait que le roi avait décidé d’adopter Katos et d’en faire son héritier. La jeune princesse avait accepté ce sort. Cependant, elle avait décidé de s’assurer d’une chose : Katos deviendrait le roi qui redonnerait la gloire aux Skelfing. Qu’il le veuille ou non. Il n’avait pas le choix. Mais pour l’instant, la jeune combattante devait retrouver le petit lion et réussir à l’amener à l’entraînement.

Il fallait dire que chaque entraînement était toujours particulièrement laborieux. Le jeune lion semblait malgré tout ce temps ne toujours pas savoir comment se tenir correctement en combat. Du coup, il se faisait mal et se prenait les coups avec les épées d’entraînement. Au combat, il se ferait tuer au bout de cinq minutes. Ce qui rendait à chaque fois l’entraînement encore le plus laborieux et difficile, mais qui montrait à quel point il était indispensable d’améliorer les capacités de combat du jeune lion… Mais celui-ci était malheureusement pour sa sœur adoptive particulièrement réticent.

Pourtant, il était supposé être la fierté du clan, ce qui lui rendrait sa gloire, qui serait le digne héritier – en tout cas spirituellement – du grand Först Skelfing. Vekyna n’avait pas de mal à admettre qu’elle se sentait terriblement frustrée de la situation. Elle avait toujours grandi en vénérant la source de leur pouvoir : le Cœur des Mondes. Le nom de cette entité était connue de tout les peuples, et il n’était alors pas difficile de deviner ce qui pouvait être son but : Relier tous les univers, être le centre de la réalité même. Tous les mondes étaient reliés au cœur des mondes. Tous les univers pouvaient y accéder. Les légendes disaient que depuis le cœur des mondes, on pouvait changer le moindre paramètre dans les univers.

La légende disait qu’il y a très longtemps, un groupe d’humains, une créature provenant de la planète Gaïa dont l’espèce s’était étendue sur plusieurs mondes, s’étaient attaqué à la très ancienne Prêtrise du Cœur des Mondes. Först, alors un guerrier d’un peuple de lion anthropomorphique nommé les Léoss, les avait sauvés. Ceux-ci, en récompense, lui avait donné une mission : Il aurait le pouvoir de tirer l’énergie des courants telluriques, courants d’une énergie magique pure, c’est-à-dire la forme d’énergie la plus proche du Paradoxe, phénomène mystique et mystérieux à l’origine de cette énergie magique. Cependant, il devrait créer un royaume ou la Prêtrise serait protégée et le Cœur des mondes vénéré. Le monde choisit fut Lok, et à la tête d’une armée de Léoss qui décidèrent de déserter leur armée d’origine, Först conquit avec gloire le monde de Lok. Depuis le temps, la prêtrise avait été oubliée, et s’était retiré pour être « plus proche du divin », mais la gloire était toujours intacte. Ils étaient les descendants de Först, et devaient s’en montrer digne.

Vekyna monta l’escalier en colimaçon, vers la tour la plus haute. Parmi les défauts de Katos, il y avait le fait de toujours choisir ses cachettes au même endroit, dans sa tour préférée. Elle n’aurait pas trop de mal à le trouver, en espérant qu’il ne lui file pas entre les pattes encore une fois. Il accomplirait son devoir.



***



Dans les steppes de l’équateur de Lok, un phénomène étrange s’était produit. Une sorte de cerceau de lumière était apparue. Il luisait d’une lumière légèrement dorée, et quand on regardait à l’intérieur, on voyait une sorte de couloir. C’était un portail. Un second apparu. Puis toute une myriade, qui éclairait la plaine de leur étrange luisance. Quelques moutons et chèvres regardèrent avec un certain intérêt ces portails, puis retournèrent brouter : La possibilité de les manger leur avait semblé nulle.

Des soldats surgirent de ces portails. Une armée immense. Du plus grand, deux personnes sortirent uniquement. L’un était un vieux maréchal, un cache sur un œil, et à côté de lui se tenait une femme, à l’air sérieux et dur. Tous étaient humains. Le maréchal observait sa subalterne d’un regard dur.

— Nous sommes désormais sur Lok, Général Flintlock, comme vous l’aviez demandé. J’attends de vous que vous vous montrez à la hauteur.

Le maréchal Ésus Taranis regardait sa subordonnée avec froideur. Dans l’esprit traditionaliste du militaire, avoir une femme à un poste aussi élevé dans l’armée était une insanité des plus totales. Mais il n’avait pas beaucoup d’influence sur une telle chose, d’autant plus qu’elle avait même impressionné certains dirigeant lors d’une bataille… Fichue idiote qui agissait avec stupidité, fichue stupidité prise sans cesse par les dirigeants pour du courage ! Le maréchal fulminait intérieurement de devoir faire appel à elle, mais c’était elle qui était liée à l’attaque de Lok, donc il n’avait guère le choix.

Andromeda Flintlock, général de la division déléguée à la question du clan Skelfing, elle, sentait l’hostilité du général-en-chef à son égard. Ce n’était pas nouveau, et il n’était pas le premier. D’autant plus qu’elle était parfaitement au courant que seul le point de départ de sa carrière était toujours mentionné. Et non ses différentes missions réussies, source de sa montée en grade. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était garder le regard le plus sérieux et impassible possible. Surtout ne montrer aucune émotion, aucune faiblesse que le général pourrait exploiter. Cela pourrait risquer d’affaiblir leur force, voir de faire échouer la mission. D’autant plus qu’à cause de la hiérarchie complexe de la mission, elle ne serait vraiment libre de commander qu’une fois le début de l’attaque lancée, moment ou le maréchal partirait. Avant, elle devait continuer de lui obéir.

— Je le serais, mon maréchal.

— Quel est le statut des négociations avec les indigènes de Lok, s’enquit le maréchal.

— Nous avons réussi à nous allier avec eux afin de mener l’attaque, répondit Flintlock. Nous avons armé les opposants, et la rébellion commencera très bientôt. Les tyrans étaient détestés d’une très grande partie des peuples de Lok, nous n’avons aucun mal à trouver des alliés. Notre attaque aura lieu quelques heures après le début du soulèvement qui occupera leur armée un peu partout. Nous en profiterons pour mener une attaque directe, et faire le plus de prisonnier possible. Un kekkai sera enclenché afin de coincer les membres du clan. Pour retenir le roi et ses guerriers personnels, nous aurons bien assez de quelques robots de combats et de l’unité spéciale Ishtar.

Le maréchal fit les cent pas. Il n’avait rien à redire à cela. Le but de toute cette mission était double : En premier lieu, le clan Skelfing était considéré comme une menace inter-dimensionnelle par la confédération. Ce clan avait organisé plusieurs attaques envers d’autres mondes, depuis le monde de Lok. De plus, leurs capacités et leur nature belliqueuse était trop dangereuse pour qu’ils puissent continuer comme ça. C’était cependant surtout leurs pouvoirs qui faisait peur à la confédération : tout semblait indiquer que les Skelfing puisaient leur pouvoir directement du Paradoxe, une force transcendant les univers, et du Cœur des mondes, un dispositif mystérieux, dernier héritage du Premier Peuple, peuple qui avait sombré dans le chaos et la corruption, au point de détruire leur monde… Des pillards inter-dimensionnels, il y en avait des tas. S’il fallait bien sûr les combattre, c’était surtout les forces locales qui s’en occupaient, la plupart du temps. Mais ici, ce clan tirait sa force d’une entité des plus vieilles et des plus dangereuses pour l’intégrité du multivers. C’est également pourquoi il fallait faire le plus de capture possible. La Confédération en avait besoin pour percer les mystères du cœur des mondes, afin de se protéger de la menace que pouvait présenter ce dispositif.

— Il ne reste plus qu’à attendre le signal, fit le Maréchal d’un ton bourru, profitant de son autorité tant qu’il l’avait encore.

— Oui, mon maréchal.

Flintlock hocha la tête, toujours sérieuse. Mais au fond de son être, elle était prise d’une impatience terrible : c’était la plus grande et la plus importante de toutes les missions qu’elle avait jamais eut. Elle allait devoir combattre une menace inter dimensionnelle. Un clan de tyran qui contrôlaient de leur poigne de fer une planète. Combattre du côté de rebelles qui ne souhaitaient que leur liberté. Pour elle, la gloire était arrivée.

La sergente était terrienne de naissance, mais avait eut la chance de pouvoir traverser les mondes et rejoindre l’armée de la confédération. Elle avait toujours subit l'existence du multivers sans le connaître, sa capacité de voyageuse intermonde. Elle n'avait jamais su si cette capacité était innée ou acquise, mais une chose était sûr : tous ne l'avaient pas, mais elle si. Elle était capable de comprendre presque intuitivement les mécanismes des réalités alternatives, et avait la capacité de sentir les failles entre les mondes, et les bifurcation de timeline. Quand elle était petite, elle sentait toute les situations ou elle était morte dans un univers alternatifs, et revivait ses morts alternatives en rêve. Constamment. Ce fut une mystérieuse voyageuse des mondes qui lui appris à maitriser ses visions et ses rêves, en lui faisant découvrir la vérité. L’existence d’un multivers, que sa terre n’était qu’une parmi d’innombrable versions différentes. Et qu’une de ces Terres alternatives avait formé une confédération qui s’étendait sur plusieurs monde, et qui protégeait ces mondes grâce à son armée. Que si sa Terre était indépendante, elle était aussi protégé par cette armée. L’armée de l’EntreMonde. L'armée de ceux qui lui avaient appris à exprimer son potentiel, à vaincre ce que lui produisait ses capacités. Une armée qui traversait les mondes, qui transcendait l’espace-temps. Face aux pires menace des univers. Elle cherchait l’honneur, elle voulait mourir au combat, ou vaincre. Mais elle voulait aussi protéger les mondes. Et avec cette bataille, elle atteindrait une partie de son but : Elle aurait non pas protégé simplement une ville, une région, une planète… Mais une grande partie du multivers. Ce n'était pas pour elle qu'un but, qu'un objectif ou un rêve : c'était son devoir. Elle devait par cette opération rendre à l'organisation de l'EntreMonde ce qu'elle lui avait offerte.

Cette opération avait un nom : La porte des enfers.



***



Vekyna avait enfin récupéré Katos. Elle tenait sous le bras le jeune prince, qui tentait vainement de s’agiter pour échapper à l’entraînement. Elle était fatiguée, et parfois se demandaient pourquoi il y avait des gens qui avaient envie d’avoir des enfants, et qui ne le faisait pas que par nécessité de reproduction. Et quand elle pensait qu’à part le fait qu’il était pour l’instant une catastrophe dans les entraînement et pour tout le futur du clan Skelfing, c’était un enfant plutôt sage et agréable à vivre... Elle se demandait comment les parents d’enfants difficiles faisait. Et surtout, la lionne se  demandait ou passait toute l’énergie que Katos mettait à se cacher dès qu’il avait une arme en main.

En chemin vers la salle d’entraînement cependant, elle croisant un grand lion, d’âge mur. Il avait un pelage d’un jaune très clair, presque blanc, et une crinière qui semblait avoir blanchie prématurément avec les efforts et l'usage de ses capacités. Elle le reconnaissait bien facilement : C’était son père. Hetjul le Grand, roi de Lok, chef du clan Skelfing.

— Bien le bonjour, père ! Fit-elle précipitamment.

Génial, maintenant elle se faisait surprendre en devant transporter le lion à l’entraînement. Son père lui faisait souvent remarquer à quel point elle n’avançait pas. Elle remarqua d’ailleurs que le regard d’Hetjul passa de Katos qui croisait les bras, mécontent de la situation, à Vekyna.

— Bonjour, fille, répondit-il simplement. Je n’ai pas le temps de parler, je dois rejoindre le conseil. Nous subissons des révoltes dans plusieurs villes. Il est temps de leur rappeler que le clan Skelfing ne se plie pas. Je partirais au combat et les écraserait.

— Puis-je participer aux combats ? demanda immédiatement la jeune lionne.

Hetjul sembla réfléchir. D’un côté, sa fille s’était engagée à entraîner son petit frère adoptif, et pour le roi, rien n’était plus important qu’un engagement. Mais d’un autre côté, il aurait sans doute besoin de toute les forces disponibles, et il savait parfaitement que sa fille était une bonne combattante. Si un père, d’autant plus quand il était roi, se devait d’être sévère, il estimait ne pas pouvoir refuser à une combattante capable du clan l'honneur d'aller combattre au côté de son roi.

— Bien, ma fille, répondit de sa voix lente et grave le roi de Lok. Je connais tes talents et ton envie de défendre l’honneur du clan. Tu viendras te battre à mes côtés aujourd’hui.

Vekyna était aux anges. Non seulement elle allait échapper à devoir entraîner Katos, mais en plus elle allait pouvoir enfin participer en combat… Sans compter le fait que son père reconnaissait ses capacités ! Katos, lui, était encore plus content. Une journée sans entraînement allait être une bonne journée. Cependant, malheureusement pour le petit lion, le roi repris la parole.

— Je suis désolé, Katos, ta sœur ne pourra donc pas t’entraîner, fit Hetjul. À la place, tu seras entraîné par deux anciens de l’armée.

Le jeune prince se décomposa. Il regretta d’un coup le fait que Vekyna ait voulu rejoindre son père au combat. Il était d’ailleurs presque certains d’avoir vu une lueur d’amusement dans le regard du roi. Ce n’était pas la première fois qu’il était entraîné par des vétérans, et même si Vekyna était sacrément sévère et autoritaire lors des entraînements, ce n’était rien par rapport aux vétérans de l’armée, qui souvent voyait comme une honte absolue chez Katos… approximativement tout, allant de sa faible condition physique à son caractère peu combatif. Mais il osait beaucoup moins désobéïr à son père adoptif qu’à sa sœur. Il tenta cependant de jeter un regard suppliant à sa sœur… Mais celle-ci était déjà en train de poser des tas de questions à son père sur la situation – qui semblait regretter un peu l’enthousiasme de sa fille.

Vekyna et Hetjul partirent donc au combat, la jeune lionne prête à en découdre avec la rébellion. Il était temps de montrer ce que signifiait la puissance du clan Skelfing. Katos, lui, se dirigea alors vers la salle d’entraînement, d’un pas lourd et résigné. Il savait que la journée allait être très difficile, voir douloureuse. Et ce fut le cas. Déjà, par il-ne-savait-quelle sorcellerie, les deux vétérans avaient réussi à arriver avant lui dans la salle. Comment ils avaient pû être en le temps que Katos avait mis à arriver, qui avait pris le chemin le plus court, prévenu par Hetjul puis faire tout le chemin jusqu’à la salle ? Sans même que Katos les ait croisés ?

Ils firent faire à Katos deux fois plus de pompe pour être arrivé en retard, avant de lui faire subir tous les entraînements classiques : Combat à l’épée, au bâton, à mains nues… Arts martiaux, tir à l’arc. Le lion n’eut le droit à aucune pause, et l’après midi lui sembla durer encore plus longtemps que les autres jours. Il allait finir recouvert de bleus, à cause des mauvais coups pris lors des combats. Mais ce n’était rien face à remarques cyniques des deux vétérans : Soit que Katos aurait plus sa place parmi les serviteurs du palais, soit des questions rhétoriques à voix hautes sur la présence ou non d’organes reproducteur chez le petit lion. Ils commentaient à voix haute comment à douze ans, eux, ils avaient vaincu leur premier ennemi, alors que Katos lui serait sûrement tué sur le coup rien qu’en allant chasser des lapins dans les steppes. Ils lui faisaient bien comprendre qu’il ne serait jamais roi, et qu'il ne le méritait absolument pas. Et que s’il n’en tenait qu’à eux, il serait à récurer les sol de l’aube au crépuscule.

Katos resta cependant calme et ne répondit jamais aux provocations, ni ne laissa échapper son envie de pleurer. Il le ferait une fois qu’il serait dans sa chambre : le petit lion avait peur plus que tout de donner des armes supplémentaires à ses entraîneurs. L’entraînement dura jusqu’au crépuscule. Une fois que le petit lion fut dans les couloirs, il tenta tant bien que mal de courir jusque dans sa chambre. Une fois dedans, il s’enferma et se laissa tomber sur son lit, se recroquevillant sous les couettes. Il n’avait qu’une envie, pleurer. Katos détestait ces vétérans. Il détestait aussi Hetjul pour ne jamais avoir remarqué à quel point ils étaient horribles, et de ne pas avoir utiliser de son autorité pour faire en sorte qu'il ne devienne pas futur roi et n'ai donc pas à subir ces entrainements inutiles. Le petit lion en voulait à Vekyna de l’avoir laissé tombé… Il avait beau savoir qu’il n’avait jamais dit à Vekyna à quel point les entraînements avec les vétérans étaient durs, il n’arrivait pas à ne pas lui en vouloir. Elle aurait du comprendre. Voir les blessures.

Il ne souhaitait plus qu’une chose : Ne plus jamais avoir à subir ça. Ne plus subir ces entraînements. Ne plus jamais subir tout ça.



Le petit lion fini par s’endormir, difficilement.

La fin d'un clan - 1. Les descendants de Forst
Et voilà, le premier chapitre d'un texte court qui en fera quatre (le quatrième étant encore en court d'écriture xD) ! Et c'est du coup également la backstory de Katos, et une première présentation de certains concept de mon multivers ^^ C'est également en quelque sorte un préquel de la première histoire de Werenia, même si ce sera pas spécialement important de l'avoir lu pour comprendre Werenia.

Alors, ce chapitre est surtout une introduction, et j'avais envie de préparer tout ça sous trois aspect : Les deux camps (Skelfing et Confédération) et les personnages principaux. Un de mes buts était de montrer que l'attaque est loin de ne pas être justifiée, les Skelfings étant assez dangereux. Au début, je ne comptais pas autant évoquer à quel point le coeur des mondes était dangereux, mais c'est après avoir posté la backstory du coeur des mondes que je me suis dit que ce serait justement un bon élément à rajouter, qui pourrait me servir ensuite. Y'aura de l'action dans les prochains chapitre (et même dans le 3e des persos totalement OP qui vont se battre, j'en ai pas tant que ça, mais y'en a quelques un dans mon multivers). Là, j'ai essayé de vraiment poser les bases de l'univers, et de poser le conflit qui allait se produire.

Le titre du chapitre est constitué exprès pour faire référence à quelque chose d'un peu "héroïque" (voir heroic-fantasy), puisque Först est une sorte de référence aux "héros barbares". L'autre raison du titre est qu'on y voit deux vision de l'héritage de Först : La vision positive du clan, et celle plus négative extérieure. Et à la fin, Katos, qui est supposé devenir le prochain roi, mais qui n'a rien pour ça.

Il y a des thèmes pour les noms : Les Skelfing ont des noms basés sur des mots scandinaves (sauf Vekyna, dont j'arrive pas à retrouver la signification, je pense que le nom à changé avec l'usage), et les membres de la confédérations ont au moins des prénoms mythologiques (parfois aussi des noms de famille). Certains persos seront plus important que d'autre, même si en postant les parties, je crois que je développerais plus notamment Flintlock).

Les personnages et univers développés sont sous licence Creative Common Attribution-Partage à l'Identique. Idem pour le texte en lui-même.
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Enfant, toi qui écoutes mes mots, entends la mise en garde de l’aède. Laisse-moi te conter l’histoire de l’origine du monde, et l’avidité des êtres qui jamais ne voulurent connaître mort ni peine. Les anciens ont toujours dit que la vie est une éternelle ronde, qu’il va de soi que naissent et meurent les êtres, les peuples, les terres et les mondes. Mais le trépas du premier monde ne fut causé ni par la volonté de la nature, ni par le destin. Enfant, laisse-moi te conter l’histoire du premier peuple.

L’élégie du commencement

La naissance du dieu corrompu


Il y a très longtemps, dans le premier monde né du Grand Commencement, un peuple très avancé décida de vaincre la maladie, la peur et la mort. Mais également d’acquérir la puissance, de devenir capable de combattre la fatalité même. Ils bâtirent alors une machine, un cerveau qui leur permettrait de tout contrôler, et de ne jamais mourir. C’était une création telle, si incroyable qu’elle transcendant la réalité même, qu’elle changeait ce qui était et réécrivait le réel. Tout cela leur permettait d’acquérir l’immortalité.

Mais en faisant cela, ce fut les graines de leur propre destruction qu’ils avaient semés.

Cette puissante création se nommait « cœur des mondes » et fondait son pouvoir sur la source de toute chose : Un phénomène plus vieux que les univers eux-mêmes, nommé le Paradoxe. Il était la vérité et le mensonge à la fois, le possible et l’impossible. Toujours, en tout instant, tout était vrai et faux. Il était caché dans un monde-bulle, afin d’être à jamais protégé. Grâce à cette puissance, ils régnèrent, commandèrent, et envahirent les peuples d’un grand nombre de terres. Ils devinrent proches des dieux, usant de ce pouvoir, reconstruisant le réel à leur bon vouloir.

Mais ils se sentaient limités par leur pensée et voulaient pouvoir fuir leur matérialité. Même toute l’éternité ne leur suffisait plus. Seule une dernière chose leur semblait digne d’être voulue : L’infinité, le pouvoir absolu. Sans relâche ils cherchèrent, des siècles et des millénaires durant, le plus grand des trésors. Et un jour, enfin, ils trouvèrent la transcendance.


Tous devinrent un. Un être étrange, à la fois l’un et le multiple, étendu à l’infini. Il était le peuple entier, et à la fois un individu unique. Il était une contradiction, mais restait toujours parfaitement en harmonie. Sa conscience s’étendait sur toutes les dimensions : La hauteur, la largeur, la longueur, le temps et les possibles. Il pouvait savoir tout ce qui était, serait et avait été, mais aussi pourrait être un jour, aurait pu être et pouvait être.

— « Enfin je suis vraiment, enfin je sais vraiment, enfin je vois vraiment. Connaissance, tu es seule ce qui est véritablement beau pour moi. »

Il était au plus haut, Icare face au soleil. Et vous, mes enfants, vous connaissez déjà la chute. Face à sa toute puissance, un grand mal le rongea, et du ciel il retomba. Et ce mal était le plus grand des maux : La corruption. Une étrange maladie née du paradoxe lui-même, qui affectait l’Être même. Et nul remède existe pour soigner le réel. Cette maladie rongea petit à petit l’être. L’harmonie fut rompue. Et alors il chuta, et alors il sombra.


—« Faim peur où moi douleur rien vie pourquoi présent heureux nourriture aide toi faible joie mort passé tout est quoi nous tout »

Ni instinct, ni discours ne le faisaient se mouvoir. Il n’était plus qu’une musique dissonante qui emplissait chaque esprit, une partition déchirée, un ensemble incohérent d’esprit fragmenté. Il ne pouvait plus penser, chaque fragment de pensée détruisant toutes les autres pensées, formant un chaos permanent de cris d’horreurs. Doté de la puissance du divin, mais la conscience détruite, il n’était plus qu’une fractale de frayeurs, de douleur et de violence.

Déchu de toute son infinité, il s’effondrait sur lui-même, emportant tout le premier monde avec lui. Omniprésent, il amena la corruption partout dans l’univers. Chaque nouvel être qu’il absorbait était ajouté à la fractale de pensée. La matière même fut corrompue, pulvérisé. Le monde se contracta jusqu’à provoquer un nouveau commencement. Tout fut détruit, pour recommencer.


Mais le dieu corrompu ne fut pas délivré par la mort, par l’inexistence.

Le cœur des mondes fonctionnait toujours.


Alors il continuait à exister, dans le néant entre les mondes. Condamné à la souffrance éternelle, il n’était régit que par un instinct qui lui disait de sortir, de fuir le néant. Tout le reste n’étant que fragments de pensées, de souffrances et de terreurs. À chaque fois qu’il réussissait à ressortir des abysses de la non-existence, il détruisait un nouveau monde, et un nouveau naissait. Il était toujours l’oméga, la dernière lettre, le point final de toute histoire. Si le multivers est un phénix, le dieu corrompu en était la combustion.

Et c’est depuis cela qu’à jamais ce cycle de destruction se répète. Parfois, cependant, un rayon d’espoir apparaît, et des héros réussissent à empêché la fuite du dieu de la corruption, à la sceller pour quelques nouveaux millénaires voir millions d’années. Mais ce n’est jamais que parti remise, le cycle éternel ne pourra toujours au mieux qu’être ralentit.


Le premier peuple avait souhaité faire partie de la structure même des choses, de l’être même. Son vœu avait été exaucé : le dieu corrompu était celui qui terminait les mondes.

L'elegie du commencement
Pas vraiment une "nouvelle", mais une sorte de légende d'un petit multivers que je développerais dans quelques autres histoires ! Alors, cela raconte la naissance de mon dieu de la corruption. Dans ce qui est nommé le "Premier Univers" (en fait on peut pas être sur que c'est le premier, c'est surtout le premier qui a été sous l'influence de la corruption par la faute de Tav. À la base, ce personnage avait été créé pour Erratum, mais en fait je compte en faire une sorte de menace gigantesque qui pourra revenir dans certaiens histoires.

Alors, pour la petite histoire, cette créature est passé sous beaucoup de forme, ayant été à la base le personnage dans un poème que j'ai écrit (celui "Drowning"), mais après je suis passé à une autre origine, préférant l'idée d'un peuple entier contracté dans un seul être, qui n'a même plus de vrai conscience parce qu'il est un enchevêtrement de consciences qui se court-circuitent les unes les autres. C'est une sorte de frankenstein spirituel, composé d'un nombre inimaginable d'âmes, de dimension garguantuesque. Evidemment, dans les influences, y'a indirectement Lovecraft, et plus directement Giygas et les fusions forcées de Steven Universe.

Il n'a pas de nom précis, il est nommé différemment dans les différents univers ^^
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Voici la liste de mes projets ! Écrit tout en stressant, parce que demain, 14h, je m'inscris à l'ESPE de Nantes, et y'a peu de place donc c'est rempli en genre 15 minutes :') Et j'ai un peu la frousse de me reprendre dans la tronche les soucis de l'an dernier.

Je ne dis pas que je ferais rapidement voir même dans un moyen terme tout ce qui est marqué dans cette liste. Le nombre de projet que j'ai listé ici est assez énorme, parce que c'est le résultat de mon gros ménage, et c'est du coup souvent du long voir très long terme. Et pour être honnête, tout ce que j'ai dans mes dossiers n'est encore pas listé, puisque j'ai des "bouts de projets" et des "idées" qui seront sans doute recombiné pour donner de nouveaux projets, ou fusionné à certains de ces projets. Du coup en fait peut-être que dans le futur, des projets en WIP voir fini vont popper d'un coup, juste parce que j'aurais trainé dans mes vieux trucs et bossé d'une traite un petit truc à partir de ça xD De même, ce n'est pas parce qu'un truc est en "WIP actif" que ce sera le premier truc que je finirait.

Alors, le plus gros changement que j'ai fait est le status d'Erratum. J'ai déjà séparé Erratum de l'histoire de l'Empire des Cochons. Ce premier sera retravaillé en un JDR inspiré d'un système D20 en simplifié, tandis que le second servira de base à un Shmup style NES. Pleins d'autres petits trucs seront réutilisé dans d'autres histoires, cependant, notamment au niveau de mes personnages :) Les deux projets ne sont pas en WIP actif en ce moment, étant donné que j'essai vraiment de finir au moins une partie de mon ménage au niveau de mes nouvelles et textes courts.

La première étape là est que j'essaie de finir mes nouvelles. Cela fera déjà un gros nettoyage et me permettra de me lancer dans le reste l'esprit tranquille ! Dans ces nouvelles, quelques unes sont rescapées de l'époque ou Erratum devait être un projet littéraire. Notamment toute l'histoire de la fin du clan de Katos, qui va être une nouvelle de bonne taille, j'en suis pour l'instant à 19 pages et 10 000 mots xD (je pense que je vais le poster en plusieurs parties...). La voie du succès est un remake d'une de mes premières nouvelles (en storage à présent et à jamais :p). Le Livre Noir et la Tour du Magicien sont lié, le second étant la suite du premier. Sinon, le Prix de la Paix est une nouvelle de SF, Impasse aussi, et Reset est plus lié à "Le Dieu Corrompu".

Sur le long terme, c'est plus compliqué. Je compte profiter le plus possible de tout ce qui est "faire une réalisation dans un temps limité" pour me booster en motivation et me concentrer sur des projets. Je compte notamment écrire l'un de mes romans non-commencé et sans texte déjà écrit (donc soit Panthéon, soit Noosphère) lors du NaNoWriMo de 2016. J'avais déjà songé participé à celui de 2015, mais les circonstances m'en ont empêché. Peut-être l'autre de mes romans non-commencé sera pour celui de 2017 ^^ ? Manque de bol, la NaNoRenMo, l'équivalent pour les Visual Novel se déroule en Mars, dix jour pour faire sérieusement le projet, c'est trop peu. Peut-être l'année prochaine, pour Upgrade, mon hybride "jeux d'aventure"-"visual novel" ? Je verrais, j'admet que j'ai tellement d'idée possible pour gérer que celui là que je suis pas sûr de savoir en un an ce que je veux vraiment en faire :'D D'ailleurs, si vous connaissez d'autres trucs de ce genre, n'hésitez pas à me prévenir xD Ce genre de machin ça aide à se concentrer sur un projet, à avancer.

Pour mes autres projets "plus long", ce sera sans doute au feeling, histoire de voir comment je ferais et tout ^^

Légende :
- Posté :bulletblue:
- Fini mais pas encore posté (généralement il me reste à relire xD) :bulletgreen:
- En cours / WIP actif :bulletyellow:
- Commencé / WIP peu actif  :bulletorange:
- En réflexion :bulletred:
- Pas encore commencé :bulletwhite:
- Inactif, doit être entièrement retravaillé. :bulletblack:

Nouvelles
:bulletblue: Zoomorphes
:bulletgreen: Le Dieu Corrompu

:bulletyellow: La Fin d'un Clan (comment le clan de Katos s'est fait massacrer)
:bulletorange: La Voie du Succès
:bulletred: Le Livre Noir
:bulletred: La Tour du Magicien

:bulletblack: Le Prix de la Paix (réécriture)
:bulletblack: Impasse
:bulletblack: Reset

Romans
:bulletorange: Fragment(s), de l'aube à la fin des temps (Roman court de fantasy, se passant dans un monde ou les personnages connaissent leurs statut.)

:bulletwhite: The Shifter, celle qui traversait les mondes (Roman basé sur The Shifter / Jenny Everywhere, basé sur des voyages à travers les mondes)
:bulletblack: Noosphère, la nouvelle frontière (Roman de SF très inspiré du numérique, se passant dans une ville-cité en Antarctique. C'est là ou devait apparaitre Vox, mon petit perso IA)
:bulletblack: Pantheon, le cercle des initié (Roman type "initiation", inspiré . Se passe dans un système solaire ou chaque personne possède une "classe" correspondant à une créature ou un être mythologique, et plus cet être est haut dans la hiérarchie de la magie, plus la personne est haute dans la société. Tout étant dirigé par le "Panthéon", composé de personne qui ont comme classe les Dieux Grecs.)
:bulletblack: La Guerre Spectrale (Roman de fantasy + un peu de steampunk : Raconte l'histoire de Lloyd Patterson, un jeune exorciste d'une grande famille de médium, qui va devoir se retrouver à résoudre une affaire de fantôme dans des colonies d'iles flottantes dans une athmosphère toxique, à la population prolétaire. S'en suivra moult péripétie)

Light Novels / Romans courts
:bulletblack: Project MAGICAL / Werenia (Un projet de fiction mi-sérieuse, mi-humoristique)

Jeux Video
:bulletorange: Imperium Porcorum (shmup avec dimension RPG, ou vous jouez un cochon qui est censé envahir une planète)
:bulletred: Bootleg (RPG style 8bit au tour par tour, inspiré de l'esthétique des glitchs, et des bootlegs sur NES)

:bulletblack: This World (RPG ou vous ne pouvez rien attaquer, et ou le monde est contre vous. :3)
:bulletblack: Upgrade (Jeu d'aventure/Visual Novel.)
:bulletblack: Go Away Zombies, I'm late (Run 'n Gun en vue du dessus, ou vous jouez un écolier en retard dans un monde post apocalyptique pleins de zombies)

Erratum (JDR)
:bulletorange: Création du système de jeu (D20 Simplifié)
:bulletred: Adaptations des éléments existant dans le système de personnages
:bulletred: Adaptation du monde et du contexte
:bulletwhite: Adaptation du bestiaire
:bulletblack: Création d'une section "pour aller plus loin"

La philosophie, les grandes doctrines ne sont-elles pas parfois que le résultat d’une bonne communication, dirigée à des fins économiques ? C’est ce qu’on pourrait se demander parfois. Combien de grandes avancées sont dues à des changements économiques plus qu’aux grandes idées ?

Sur cet aspect-là, certains diront sans doute, un peu cyniquement, que c’est le résultat qui compte. Que c’était au final bien pratique si l’ensemble des volontés égoïstes, des ambitions personnelles pouvaient faire avancer la société vers un mieux, poussée vers le progrès par une main invisible. Mais un jour, nous avons accepté de ne pas seulement aller à l’encontre du progrès pour des raisons économiques : Nous avons accepté de faire un recul de plusieurs siècles, de faire renaître une des pires infamies de l’histoire, dans l’espoir de rendre l’économie plus « prospère ».

Nous avons rendu produit ce qui n’aurait jamais du l’être. L’éthique a été mise sous le tapis de la relance économique.



Zoomorphes



Dans Sélénite, capitale de la Confédération Solaire, ce début d’année 2213 était très chargé. Richard Neyes, président pour encore 2 ans, avait reçu de nombreuses visites. Résolution du conflit des exploitations dans la ceinture d’astéroïdes, une nouvelle révolte sur Mars, et la montée de mouvements fascistes panterriens sur Terre.

Heureusement, cette journée, ce n’était qu’un rendez-vous avec Juan Mobes, directeur de la société SymbioSys, une société travaillant sur le transhumanisme et sur l’ingénierie biologique. Ils avaient notamment réalisé une puce cérébrale intelligente aux fonctionnalités allant du simple gommage de musique récurrente agaçante dans la tête à la recherche internet instantanée, la capacité de stimuler les sens, très utilisés que ce soit pour des jeux vidéo encore plus réaliste, pour l’apprentissage néo-sensoriel ou des utilisations plus porté vers l’érotisme ou la pornographie. Si le dernier n’était jamais indiqué dans les publicités, c’était un des marchés les plus porteurs. Ils avaient aussi réalisé des traitements contre des maladies graves, des anti-vieillissement très efficaces et des petits animaux de compagnies conçu pour contenir ce qu’il y avait de plus mignon dans au moins dix espèces d’animaux.

Le président était content de cette visite : Au mieux ils allaient parler d’une grande découverte pour améliorer le monde – et gagner au passage plus de dividendes – et au pire ce serait une invention totalement gadget qu’ils aimeraient bien que le président utilise en public. Quelque chose de bien moins tendu que de parler de guerre civile. Faire une petite pause n’était pas une mauvaise chose.



Le whisky était déjà choisi – une bonne marque – et le président attendait dans son bureau. Au bout de quelques minutes, et exactement à l’heure prévue, il entendit frapper à la porte. Mobes se tenait devant la porte, accompagné d’une personne, visiblement de petite taille, entièrement emmitouflée dans un manteau. Ses gardes firent les gros yeux au PDG de NewSymbiosys : Laisser entrer quelqu’un qui se couvrait comme ça ? Pas question. Cependant, Neyes leur fit signe de les laisser entrer. Il activa juste – au cas où et pour rassurer ses gardes – son champ de force personnel. En cas d’attaque, il ne pourrait pas être atteint.

Juan Mobes fit un signe de la main, et dit à son compagnon de s’asseoir, avant de faire de même. Le président remarqua qu’il lui parlait avec un ton paternel mais autoritaire… Il lui demanda le motif de sa visite, tout en lui servant un verre de Wisky. Un bon verre, puisque cette marque spéciale contenait de l’alcool à seuil, qui autorisait à être un peu pompette mais qui n’allait jamais trop loin, ce qui permettait de mieux profiter du breuvage.

— Ah, monsieur le président, je viens apporter une réponse à la crise des robot-travailleurs.

Cette « crise » était un problème. Depuis 30 ans, l’exploitation des planètes et planètes naines jusqu’à la ceinture d’astéroïdes, le début du puisage d’hydrogène dans Jupiter, et l’explosion de la production industrielle (qui était devenu exponentielle avec les besoins de croiseurs et de bases spatiales) avaient provoqué une demande en travailleurs mécanique, moins couteux que les humains. Cependant, les besoins étaient devenus tels que ces travailleurs étaient considérés comme trop coûteux, étant assez complexes à construire et contenant beaucoup de matériaux rares. De même, leur utilisation dans le contexte humain avait été extrêmement critiqué, par un besoin d’interlocuteur vivants. Ces deux éléments étaient ce qu’on appelait le crise des robots-travailleurs. Cependant, la situation était également bloquée sur le second aspect par le refus de recourir au salariat, trop coûteux.

Certains esprits avaient même proposé de faire revenir l’esclavage, même si des économistes avaient repoussée l’idée même d’un point de vue purement économique, critiquant notamment le temps de production d’un esclave adulte.

— Quelle est cette réponse ? S’enquit le président.

Avant de répondre, le PDG retira d’un grand geste la cape de l’être qui l’accompagnait. En dessous, à la stupeur du président, se trouvait un chat anthropomorphique, ayant un corps en grande partie humanoïde, à l’exception d’une tête féline et d’un corps entièrement recouvert d’une fourrure tigrée. Il regardait le président d’un air docile, et ne dit qu’un petit « Bonjour monsieur », poli. Le président ne savait pas quoi dire

— Voici Answer, la solution à notre problème, annonça fièrement Mobes. Nous avons écouté tous les avis pour chercher la meilleur solution, et avons décidé de ne pas répondre au problème uniquement par la technologie. Il était évident que les robots commençaient à être une solution non convainquante. De même, il était impossible de revenir au trop couteux salariat, pour de simple ouvrier ce serait une catastrophe, et l’esclavage était une solution simplement impossible. Donc voici notre nouveau produit, les zoomorphes ! La marque est en cours de dépots. Il est capable de faire des calculs, et maîtrise les savoirs nécessaires à être un ouvrier semi-qualifié. Un exemple tout bête, il connaît ses tables : Answer, quelle est la racine carré de soixante-quatre ?

— Huit, répondit calmement le jeune zoomorphe.

Le président restait bouche bée. SymbioSys avait créé des chimères humaines sans qu’il le sache ?

— Les zoomorphes sont basé en grande partie sur du génome d’espèce animales. Nous n’avons utilisé quasiment aucun gène humains, nous ne nous sommes inspirés que de nos gènes brevetés pour l’amélioration des capacités mentales, déjà utilisé dans notre espèce de chats qui parlent. Evidemment grâce à des gènes tirés de grands primates, l’intelligence d’un zoomorphe est plus grande que celles de ces petits animaux de compagnies. Ils sont capables de réalisés des tâches simples, et sont d’une extrême obéissance. Ils ne peuvent ni se révolter, ni agresser des humains, grâce à l’utilisation des technologies de notre filiale d’hypnose combiné à l’énonciation améliorée des lois robotiques d’Asimov faite par notre filiale spécialisé dans l’ingénierie philosophique. Et grâce à nos méthodes d’accélération de croissance, un zoomorphe met 1 an à être conçu, pour un prix moindre que le moins cher de nos robots, et ce même sans compter les trois-cent-quatre-vingt-neuf brevets qui majorent le prix d’un robot et l’abonnement nécessaire pour que nous entretenions le robot régulièrement. Et ce ne sont que les prototypes, nous visons des modèles commerciaux environs 2 fois moins chers.

Le président tapa du poing sur la table. Il était visiblement furieux.

— Mon très cher monsieur Mobes, commença-t-il avec une voix froide. Je peux vous dire que c’est une honte, ce que vous montrez là ! Vous avez fait de grandes choses par le passé, mais vous rendez-vous compte de ce que vous faites ? Vous tentez de tricher avec la constitution de notre pays, et avec les droits de l’homme !

Le PDG déposa son verre de whisky sur la table et s’enfonça confortablement dans son fauteuil. Il était beaucoup moins souriant. Légèrement nerveux, même. C’était étrange, on dirait qu’il ne s’était pas attendu à cette réaction. Du moins, pas aussi radicale, et aussi vite.

— Je vois que nous allons avoir un problème, monsieur le Président. Et que vous comprenez mal la situation. Ce n’est pas un homme, que vous voyez là, mais un zoomorphe. Je ne fais que créer une nouvelle sorte d’animal, qui sera plus pratique pour l’homme pour faire toutes les taches ingrates qu’il ne peut lui-même faire et qu’il ne peut déléguer aux robots. Voyez ça comme les bœufs utilisés jadis dans les champs.

— Vous savez parfaitement que non, rétorqua brutalement le président. Ce que vous faite, ce sont plutôt des hommes qui aurait des apparences bestiales, pour pouvoir en faire des esclaves. Vous vous êtes dit que la seule chose qui pourrait convenir pour remplacer les machines, ce serait l’homme, ironiquement, et vous avez donc décidé d’en créer artificiellement avec une autre apparence, pour que ça passe.

Le PDG reprit son verre de whisky, et le porta à ses lèvres. Il y eut un petit temps de silence. Answer restait calme, bien qu’un peu gêné, comme si le fait que son maître se fasse critiquer lui était difficile à accepter.

— Monsieur le président, soyez raisonnable, essaya de calmer Mobes. Leur intelligence n’est au niveau que d’animaux comme le dauphin ou les grands singes, et la parole était déjà présente chez d’autres créatures. L’apparence bipède de nos créatures est due qu’à des besoins pratiques, et se base plus sur les grands singes. D’ailleurs, les pieds d’Answer sont munis de pouces préhensiles. Ce seront que des animaux, rien de plus. Vous n’avez pas vu d’inconvénient pour mes animaux de compagnies antiallergique, non ? Ni pour mes animaux à viande amélioré. Il n’y a ici pas vraiment de différence.

— Il y a une différence. Vous précédentes créations n’étaient que de simples manipulation génétique, affirma le président. La, ce que vous avez créé est une nouvelle créature, que vous voulez qu’on réduise en esclavage… C’est inacceptable.

— Esclavage, esclavage… répéta le directeur d’un air fatigué. Vous me semblez trop fixé sur cette idée. Quand vous vous rendez dans une ferme, parlez-vous d’esclavage des animaux ? D’ailleurs, vous pourriez aussi bien parler de sacrifice, de condamnation à mort ou de cannibalisme à propos des abattoirs ! Mes zoomorphes seront sûrement bien mieux traité que cela, vous savez. Je suppose qui faudra bien évidemment interdire leur viande d’être consommée. Question d’éthique !

— La question justement est là, répliqua le président. Vous dites toujours « animaux », mais qu’est-ce qui différencie véritablement vos zoomorphes de nous ? L’esclavage n’était pas que faire travailler des humains sans les payer. L’esclavage déshumanisait des hommes et des femmes, pour des raisons de « race » ou des considérations de « c’est leur état naturel », l’esclavage. Dans la lignée de l’esclavage, bien des penseurs se sont évertué à essayer de prouver qu’il y avait quelque chose de « moins humains » dans une partie de l’humanité, voir d’inhumain. Pour justifier un système injuste. Pour s’évertuer à essayer de se dire « ce n’est pas grave, ce qu’on fait ». Cela a donné les mesures sur la taille du cerveau, la croyance d’une infériorité des personnes de couleurs, croyance que nous avons encore du mal à totalement supprimer aujourd’hui ! Ici, je vois un être qui pense et qui a conscience de lui-même : Il est donc pour moi humain.

— Qu’est-ce qui les différencie de nous ? La génétique, répondit simplement. Ils sont plus éloignés de nous que le sont les grands singes. Hors, je ne crois pas que vous ayez donné à Cheeta la citoyenneté solaire, si ? Si vous accepter l’idée que mes zoomorphes sont « humains », ou « digne d’être considéré comme humain », si c’est par l’intelligence, j’attends vos excuses officielles pour le génocide des chimpanzés, conduits à la porte de l’extinction. Si c’est pour leur intelligence, leur « conscience », j’attends que vous accordiez la citoyenneté aux derniers grands singes, aux dauphins, à certaines espèces de perroquets – notamment nos Gris de la Lune améliorés – à une certaine espèce de poulpe et aussi à toutes les intelligences artificielles utilisant le moteur ALI depuis les versions 4.x.

Le président était furieux. Il savait que les dires de Mobes pourraient parfaitement convaincre au moins une partie du parlement solaire, et peut-être même au moins une petite partie de la population interplanétaire. Oh, il y aurait des refus, des critiques, mais beaucoup étaient fixé sur les dégâts de la crises des robots-travailleurs, surtout dans le domaine des services. Il était vrai que sur ce point de vue, les zoomorphes apporteraient une solution, d’autant plus que les biotechnologies de Mobes semblaient vraiment avoir permit de rendre la production de ces zoomorphes peu coûteuses. Mais à quel prix ? Allait-il devoir fermer les yeux sur cette horreur à cause de la crise économique ? Devait-il accepter l’esclavage pour la reprise ?

Juan Mobes semblait à nouveau sourire, mais cette fois de l’absence de réponse de son adversaire. Il leva son verre, comme pour célébrer sa victoire à la joute verbale. Le président devinait que par la, Mobes voulait estimer que le débat était terminé. Et ça, il n’en était pas question.

— Je rajouterais que les expérimentations comme cela demande une autorisation officielle du président, rappela Neyes. Sans cela, la création de chimère est un acte illégal, passible d’une condamnation grave pour votre société.

Le président n’avait pas envie de jouer à ce jeu-là, mais il n’avait pas le choix. Il regardait le zoomorphe devant lui. Il en était à son troisième mandat de sept ans, entamé de 5 ans, soit 19 ans de présidence. Il avait vu des tas de projets d’animaux, mais jamais rien de semblable. Mais le PDG sortit de son manteau un papier. Une autorisation d’expérience pour un projet nommé « zoomorphisme », visant officiellement à « expérimenter sur l’intelligence animale de sorte à les permettre de réaliser des résolutions de problèmes lié aux travaux ». Signée il y a de cela 25 ans par son prédécesseur. Le président fut surpris. Cela datait des premiers signes avant-coureur de la crise des robots-travailleurs.

— C’est un très vieux projet, que nous avons préparé depuis des années, répondit Mobes, l’air cette fois un peu amusé. Nous avons très vite compris en fait ce dont nous avions besoin.

Il y eut un temps. Le président regardait, furieux, le PDG, qui soutenait son regard avec un air mélangeant une sorte de compassion paternelle, presque rabaissant et du regret. Comme une sorte de « c’est dommage d’en arriver là ». Le jeune zoomorphe lui semblait moins calme, s’agitant nerveusement, mais ne disant rien, toujours autant en retrait. Bien dans le rôle que lui donnait SymbioSys.

— Nous ne faisons pas que ça pour nos revenus, Richard. Nous faisons cela parce que c’est la meilleure chose possible pour l’humanité. Cette crise doit être résolu. Et nous savons que vos collègues du parlement seront bien plus réceptifs à notre message… Je vais prendre congé de vous.

Juan Mobes se leva, et sorti de la salle, accompagné du jeune zoomorphe, sans que le président puisse faire quoi que ce soit. Même s’il y avait beaucoup d’agressivité dans le regard d’Answer, le président fut certain d’apercevoir une lueur de peur, et d’espoir. Se rendait-il compte de ce qu’il risquait de lui arriver, lui et ceux comme lui ? Où alors avait-il peur de ne finir par être qu’une invention non autorisée, qui serait alors piquée ? Le président ne savait plus quoi dire, plus quoi faire. Il devait commencer à faire campagne contre ce projet. C’était la dernière chose qu’il pouvait faire.



Quelques mois plus tard, l’annonce fut faite, les semaines, les mois de débats ensuite furent extrêmement violents. L’exploit technique fut célébré par certains. D’autres calculèrent les économies que ça ferait. Certains les remettaient en doute.

Et surtout, une grande opposition eut lieu… mais pas celle qu’espérait le président. De nombreux partis et personnes qualifiaient les zoomorphes de « monstre de Frankenstein conçu uniquement pour détruire encore plus les travailleurs ». Ce mot revenait souvent : « des monstres ». Pour eux, il ne fallait pas éviter de faire vivre à des êtres le sort de la déshumanisation : Il fallait les détruire, comme des créatures impies. Il y eut aussi ceux qui se méfiaient de ces créatures. Et s’ils étaient agressifs ? Et s’ils étaient dangereux ? Et les maladies ? Et les pulsions sexuelles ? Ils savaient qu’ils pouvaient se reproduire, même si une grande partie des mâles et femelles sur le marché seraient stérilisés ou castrés pour des raisons de sécurité et de comportement – notamment pour ceux dédié à servir dans des milieux avec des enfants – est-ce qu’il n’y avait pas alors quand même des risques ?

Mais au soulagement de Neyes, il y eut quand même des militants contre la création d’êtres « prêt-à-soumettre ». Notamment des groupes qui militèrent pour la libération immédiate et l’obtention des droits citoyen pour la nouvelle espèce.

Et finalement, le vote eut lieu, après des semaines de débat houleux. Les membres des principaux partis pour se sont mobilisé comme jamais pour voter. Cela leur permis de gagner face à l’opposition farouche, mais qui était divisée sur plusieurs fronts. D’autant plus que le principal parti opposé fini par être en grande partie minée par l’abstention, après une guerre interne lié au sujet.

Et cette nouvelle situation fini par devenir la norme, au bout de quelques mois. Avoir un ou une zoomorphe chez soi devenait presque un signe de richesse. Des serviteurs considérés comme « modernes » et « hype ». Les « modèles » basés sur les félidés et les canidés, ainsi que toutes les autres créatures considérées comme « mignonnes » eurent un grand succès, des serviteurs « dociles et adorable ». Notamment certains créés pour être jeune, pour les enfants et adolescent. Un mois après ce vote, le président Neyes décida de démissionner en protestation. Sans effet.



Un nouveau peuple avait été créé, destiné à servir.

Zoomorphes
Zoomorphes est une petite nouvelle de SF, qui remonte à trèèès loin puisqu'il s'agit tout simplement de l'origine des zoomorphes dans une très vieille version d'un de mes projets, l'idée en elle même me viens d'une de mes premières fanfiction, Alternate Mobius. Yep ça remonte ! Mais ici, il s'agit d'une version qui datait de quand j'étais au lycée (donc plus de 5 ans !) que j'ai retravaillé.

L'idée de base était que les zoomorphes avaient été créé pour être des esclaves à la base, lié à une estimation que ça améliorerait l'économie, mais qui trouvaient que l'esclavage n'était pas éthique — et trop cher.  J'avais surtout envie d'exploiter une question importante de bioéthique (et qui me travaille vraiment depuis des années) : Quelle est la définition de l'humain ? Ici, deux visions se confrontent : L'humain défini comme être doté de conscience, et l'humain défini strictement biologiquement (comme homo sapiens). Du coup, avec cette seconde vision, il était possible sans problème de créer des êtres pour qu'ils soient des esclaves, combien même ils étaient conscient d'eux-même et dotés de capacités quasi-humaine. J'ai notamment fait remarqué dans la nouvelle, par la bouche du président Neyes, qu'on avait souvent justifié l'esclavage d'autres humains par une déshumanisation de ceux-ci, afin de rendre acceptable la chose. C'est une question que je trouve assez intéressante, d'autant plus que la notion d'humain entremèle souvent les deux, l'humain est à la fois une notion biologique (homo sapiens) et une notion éthique.

Si je me souviens bien, à l'époque d'AM, et dans la version que j'ai retrouvé sur mon disque, je n'avais pas vraiment explicité la raison d'un tel choix. Il est vrai qu'économiquement, peu de choses justifient de vouloir retourner à l'esclavage, encore plus dans une société hyper modernisée avec beaucoup de technologies. J'ai donc combiné deux idées : A la fois que la robotique coutait plus qu'auraient voulu les industriels, et également l'idée d'une biologie qui permettrait de créer des êtres moins cher. C'est sans doute du gros bullshit, j'y connais rien :p Mais bon, on voit pire en SF, donc osef */sort*

Je me suis cependant bien amusé à imaginer des technologies, et mon petit faible est l'ingéniérie philosophique, l'idée d'ingénieurs en philosophie m'amuse beaucoup :p Je les imagines comme devant réussir à concevoir des règles d'éthiques efficace et des trucs comme ça, en évitant les paradoxes et tout, notamment dans la création d'IA, et dans la formulation des règles d'éthiques de manière à ce qu'il puisse pas y avoir de faiblesses exploitables. Du genre, dans ça, les lois morales de Kant sont considéré comme de la mauvaise ingéniérie à cause des faiblesses genre le fait que dénoncer un ami qui se cache chez nous à ses poursuivants devient la chose morale, mentir étant immoral quel que soit les circonstances.

Cette nouvelle n'est pas vraiment lié à un de mes univers actuel, c'est juste un gros clean-up de mes vieux textes, qui fait que j'ai décidé de réécrire entièrement celui-là. Peut-être cependant qu'un jour, des technologies de voyages entre les mondes seront trouvé, et que les zoomorphes de certains de mes mondes viennent de celui-ci, qui sait.
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  • Listening to: 090 – His Theme

Bonjour, et désolé de ne pas avoir donné plus de nouvelles depuis mon dernier journal, depuis que je vous ai annoncé la perte de mon père.

J'aimerais commencer par tous vous remercier pour le soutiens apporté, pour vos messages. Les lire m'a fait beaucoup de bien. Mais aussi remercier tous ceux qui sont venu me parler. Tous ceux qui m'ont proposé de venir parler. Et même tous ceux qui ont ne serait-ce qu'eux une pensée du type « merde, c'est pas cool ». C'est vraiment gentil, et dans ce genre de moment ça fait du bien de se rappeler qu'on est pas tous seul.

J'aimerais aussi m'excuser de pas vraiment être venu parler. Vos propositions étaient très gentille… C'est juste moi qui ait pas réussi. J'ai souvent du mal (sauf parfois, mais c'est rare) à me lancer de moi-même dans une conversation directement avec quelqu'un… x) Je sais déjà répondre quand on me parle, et parfois venir discuter dans des groupes de plusieurs personnes ou je me sens pas trop stressé. C'est déjà pas mal, je suppose ? x)

Quant aux dernières nouvelles, même si je peux pas vraiment dire que « ça va », je pense que je réussi à me remettre en chemin. Il reste encore beaucoup à faire, un sacré bout à parcourir, mais je suis à nouveau sur la route. C'est déjà quelque chose, je suppose ? J'ai enfin notamment réussi à m'inscrire au code. J'ai pendant plusieurs mois repoussé l'échéance, et je le faisait déjà depuis mes 18 ans… 5 ans ! Mais cette fois, c'est fait, et je commence à apprendre et à m’entraîner.

Je me suis également remis à l'écriture, et j'ai fait du gros ménage dans mes projets. J'ai notamment décidé de tout remettre à plat, et de prendre un nouveau départ. Avec des projets et objectifs plus petit au départ. Terminer des nouvelles inachevés, déjà. J'en ai quelques unes de déjà terminées, que je posterais petit à petit. Puis écrire des lights novels et des romans. Et quelques autres petits trucs, dont refaire chauffer ma version pro de Game Maker : Studio (merci à un Humble Bundle). Mais même avec ces nouveaux départs, je reprendrais pas mal de mes personnages, de mes idées, et je pourrais même sans doute plus me concentrer sur ces idées et persos :) (Katos ne sera pas attaché à un arbre au départ des vacances, je vous rassure–). Je posterais peut-être dans la semaine une liste des trucs en cours x)

Ce pourquoi j'écris aussi, c'est que je me demandais si y'avait d'autres personnes qui seraient intéressé par une/des conversation(s) de groupe sur Skype ? Désolé de pas proposer des convers' plus « ouverte » et accessible même à ceux qui n'ont pas Skype, mais pour ma part IRC fonctionne pas dans ma cité u, Epiknet accepte pas wifirst x). Je me suis dit que cela pourrait être quelque chose de fun, à plusieurs, en mode "on se discute quand on est plusieurs à être co et qu'on a le temps". Bref, c'est si y'a des gens intéressé, je n'oblige personne à rien x)

Bref, merci de m'avoir lu, et merci encore pour tous vos soutiens. Je vous n'aime les gens. Même si je suis souvent pas bien doué pour le montrer x)

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Comments


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:iconxxmadyxx:
xXMadyXx Featured By Owner Jan 28, 2016
Joyeux anniversaiiiiire même si c'était hier techniquement, désolée ^^" Gros bisous mon esclave <3
Reply
(1 Reply)
:iconsupermariofan65:
SuperMarioFan65 Featured By Owner Jan 28, 2016  Student Digital Artist
HAPPY BIRTHDAY!
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(1 Reply)
:iconvanovaemone:
VanoVaemone Featured By Owner Jan 28, 2016   Writer
Bon anniversaire cher maid :) :hug:
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(1 Reply)
:iconalex-the-black-cat:
Alex-the-Black-Cat Featured By Owner Jan 27, 2016
Joyeux anniversaire, que cette journée te soit placée sous le signe du bonheur et du réconfort
Reply
(1 Reply)
:iconalex-the-black-cat:
Alex-the-Black-Cat Featured By Owner Jan 1, 2016
Bonne année, mes meilleurs vœux pour 2016 qui je l'espère sera sous de bonnes augures pour toi. On est avec toi !
Reply
(1 Reply)
:iconalex-the-black-cat:
Alex-the-Black-Cat Featured By Owner Dec 25, 2015
Joyeux Noël !
Reply
:iconkodjo1:
kodjo1 Featured By Owner Sep 5, 2015  Hobbyist Artist
Merci du watch ! Kazhnuz ;)
Reply
(1 Reply)
:iconmayvig:
MayVig Featured By Owner Aug 26, 2015  Hobbyist General Artist
Merci du watch! è 7 é
Reply
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:iconroyal-flan:
Royal-Flan Featured By Owner Aug 25, 2015  Student Digital Artist
wtf apparemment je te watchais pas ? c'est réparé-
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Fruit-Sauvage Featured By Owner Jul 19, 2015  Hobbyist Digital Artist
Merci pour les favs Kaz' ^^
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